Chaque pièce suit les formes naturelles du bois. Cliquez pour l'ouvrir.
Série — Cendres
« Certaines pièces sont sauvées du feu pour être travaillées et renaître ainsi des cendres. »
Ce morceau-là n'aurait pas dû arriver jusqu'à l'atelier. Il sortait d'un feu — écorce éclatée, cœur noirci, la surface craquelée en petites plaques que le charbon fait quand il refroidit. Un bois que l'on jette.
Il y avait déjà un oiseau dedans. La courbe du dos, l'amorce d'une aile, une tête penchée en avant : la combustion avait fait le plus gros du travail. Il ne restait qu'à ne pas la contredire, dégager la ligne, s'arrêter à temps.
Le bois brûlé est un matériau ingrat : il s'effrite, il salit, il ne pardonne pas la gouge trop appuyée. Chaque passage enlève de la matière qu'on ne peut pas rendre. La pièce est laissée telle quelle, sans vernis, posée sur une tige d'acier — pour qu'elle ait l'air en vol, et non exposée.
Série — Cendres
Une masse noire ouverte de part en part par des nervures claires qui partent d'un même point et filent vers la pointe. La surface a été noircie, puis rouverte une entaille à la fois. Posée sur tige, elle ne touche presque pas son socle.
Série — Cendres
Le pied est resté dans le feu : croûte grise, matière boursouflée. Ce qui monte est intact — des langues de bois clair, polies, qui s'écartent en s'élevant. Toute la pièce tient dans cet écart entre ce qui a brûlé et ce qui a échappé.
Série — Cendres
Une feuille dentelée au bout d'une tige effilée. Les nervures sont creusées au trait noir, la lame laissée dans le ton du bois. Fixée au mur, elle porte son ombre comme une seconde feuille.
Série — Rythmes
Une pile de disques retaillés un par un pour qu'aucun ne répète tout à fait le précédent. Le fil du bois traverse toute la hauteur et fait seul le dessin. Debout, sans socle apparent.
Série — Rythmes
Deux rangées de lobes clairs remontent en quinconce le long d'un fond sombre, et s'ouvrent en éventail aux deux extrémités. Grande pièce murale, la plus longue de la sélection.
Série — Rythmes
Une silhouette découpée à claire-voie, montée sur tige à quelques centimètres du mur. Le sujet réel n'est pas le bois mais l'ombre qu'il projette, et qui change avec la lumière du jour.
Série — Volumes
Deux formes serrées dans un même bloc, sans séparation nette : elles partagent le même fil. Le nœud laissé au centre n'a pas été évité — c'est lui qui tient les deux ensemble.
Série — Volumes
Une branche gardée telle quelle, poncée et cirée, montée en potence au mur. Au bout, un globe tressé. Elle n'éclaire pas la pièce : elle se pose dedans.